Six critères, dans l'ordre où ils pèsent sur votre performance nette.
Pour un investisseur qui achète des ETF une à deux fois par mois, le critère décisif n'est pas le prix affiché de l'ordre mais la combinaison de trois choses : le tarif réel sur de petits montants, la présence des ETF que vous voulez au catalogue PEA, et l'absence de frais de garde. Un courtier à 0,50 % par ordre avec un minimum de 5 € coûte beaucoup plus cher qu'un courtier à 1 € fixe quand vous investissez 200 € par mois — l'écart se compte en milliers d'euros sur vingt ans.
Les grilles annoncent souvent un pourcentage assorti d'un minimum. Le pourcentage compte pour les gros ordres, le minimum pour les petits. Faites le calcul sur le montant que vous investirez réellement, pas sur un ordre théorique de 5 000 €.
Le test : divisez le coût d'un ordre par le montant investi. Au-dessus de 0,5 %, vous perdez sur chaque versement l'équivalent de plusieurs mois de dividendes.
Tous les courtiers ne référencent pas les mêmes ETF éligibles PEA. Si votre stratégie repose sur un ETF MSCI World synthétique précis, vérifiez qu'il est disponible avant d'ouvrir le plan. Un catalogue pauvre vous oblige à des substitutions qui dégradent la stratégie.
Certains établissements — souvent les banques traditionnelles — facturent des droits de garde annuels sur l'encours. C'est le frais le plus toxique : il court même les années où vous ne passez aucun ordre, et il grossit avec votre patrimoine. Les courtiers en ligne spécialisés les ont généralement supprimés.
Regardez-les au moment d'entrer, pas au moment de partir. Le transfert d'un PEA vers un autre établissement conserve son antériorité fiscale — c'est un droit — mais l'établissement de départ facture des frais par ligne, qui sont plafonnés réglementairement. Un courtier qui applique le plafond sur chaque ligne rend la sortie coûteuse pour un portefeuille diversifié.
L'investissement programmé mensuel est ce qui fait tenir une stratégie dans la durée. Un courtier qui propose des versements automatiques supprime la décision mensuelle — donc la tentation de « attendre un meilleur point d'entrée ».
Vérifiez que l'établissement est agréé en France ou dans l'Union européenne et qu'il relève d'un système de garantie des investisseurs. Les titres inscrits sur votre PEA vous appartiennent et sont ségrégués du bilan du courtier : la garantie couvre la défaillance de conservation, pas la baisse des marchés.
Ce guide décrit une méthode, pas un classement. Les grilles tarifaires changent plusieurs fois par an : vérifiez toujours les conditions en vigueur sur le site du courtier et dans son document tarifaire officiel avant d'ouvrir un plan. Dernière révision de ce guide : 24 août 2026.
Non. Une seule personne ne peut détenir qu'un seul PEA. En revanche, chaque membre d'un couple soumis à imposition commune peut avoir le sien, et le PEA-PME est une enveloppe distincte qui se cumule.
Non, à condition de demander un transfert de PEA et non une clôture suivie d'une réouverture. Le transfert conserve la date d'ouverture initiale, donc le compteur des 5 ans. Une clôture, elle, remet le compteur à zéro.
Ouvrir un PEA avec un versement minimal démarre le compteur fiscal des 5 ans. C'est la seule chose que le temps vous donne gratuitement — et elle ne se rattrape pas.
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